#JusticeGlobaleHebdo – El-Béchir fuit l’Afrique du Sud: les choses ont changé

Le Président Soudanais Omar el-Béchir est accusé de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide au Darfour.  © U.S. Navy

Le Président Soudanais Omar el-Béchir est accusé de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide au Darfour. © U.S. Navy

L’examen par un tribunal sud-africain d’une demande de la société civile appelant à l’arrestation du président soudanais Omar el-Béchir a démontré que les choses ont changé pour les fugitifs recherchés par la justice internationale.

Avec la présence d’el-Béchir en Afrique du Sud pour assister au sommet de l’Union africaine (UA), le South African Litigation Center a déposé une requête devant la Haute Cour de Pretoria pour que soient exécutés les deux mandats d’arrêt de la CPI contre le président soudanais. La Cour a ordonné el-Béchir de rester dans le pays en attendant une décision sur la question, mais il a fuit avant qu’une décision ordonnant son arrestation ait été rendue.

William R. Pace, coordinateur de la Coalition pour la CPI:
« Les gouvernements trop souvent réticents à agir sur les mandats d’arrêt pour el-Béchir et d’autres personnes poursuivies par la CPI, les actions de la société civile sont de plus en plus importantes pour garantir la coopération des États avec la Cour, comme le sont les systèmes judiciaires indépendants comme en Afrique du Sud. Le départ précipité d’el-Béchir d’Afrique du Sud montre qu’une action en justice peut avoir un impact réel. L’organe directeur de la CPI et le Conseil de sécurité de l’ONU doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour s’assurer que la prochaine fois qu’el-Béchir quitte le Soudan, il soit enfin transféré à la Cour. »

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• RCA
• Kenya
Darfour
RDC
Ouganda
Examens préliminaires
Quoi d’autre?

République centrafricaine
La FIDH a salué la décision de la RCA de créer une Cour pénale spéciale pour juger les crimes internationaux les plus graves.

Kenya

Le dernier témoin du procureur dans le procès de la CPI du Vice-Président kenyan William Ruto et du journaliste Joshua Sang a refusé de témoigner. La Procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a demandé à être autorisée à recourir à l’article 68 pour que des déclarations enregistrées de plusieurs témoins soient admis comme preuve. Environ  témoins 16 sur 42 auraient retiré leurs témoignages et cessé de coopérer avec le Bureau du Procureur. (en anglais)

Darfour
Human Rights Watch a rapporté l’impact dévastateur du conflit sur les civils au Darfour et a demandé le maintien des forces de l’ONU.

RDC
Le chef de milice congolais acquitté Mathieu Ngudjolo Chui a parlé des accusations de la CPI à son encontre et de ses vues sur la Cour dans une interview avec Al Jazeera. Les familles des personnes disparues dans des manifestations violentes ont exhorté le gouvernement de la RDC à exhumer une fausse commune.

Ouganda
Le procès de 13 hommes accusés d’avoir participé aux attentats d’Al-Shabbaab de 2010 a repris après l’assassinat de la procureure principale Joan Kegazi. La dernière extension de la loi d’amnistie de l’Ouganda se révèle controversée. (en anglais)
Examens préliminaires
Les allégations de violation des droits de l’Homme pourraient mener les responsables militaires nigérians à la CPI écrit Emmanuel Onwubiko de l’Association des Ecrivains pour les Droits de l’Homme au Nigeria. Le Président nigérian Muhammadu Buhari a promis que son gouvernement « ne ménagera aucun effort » dans l’enquête sur les allégations de torture, les abus et les assassinats commis contre des civils lors de contre-offensive contre Boko Haram. Les nouvelles technologies ont aidé Amnesty International à localiser et à examiner de nouvelles preuves de crimes de guerre au Nigeria.

Une équipe de la CPI arrivera en Israël le 27 juin dans le cadre de son examen préliminaire en Palestine. Israël s’est exonéré de la mort de quatre enfants sur une plage de Gaza rapporte le Guardian.

En Colombie, le gouvernement et les FARC se sont engagés à former une commission de vérité à la suite de l’accord de paix final, malgré les tensions actuelles, rapporte DW, en précisant que la commission n’a pas le pouvoir de punir les auteurs de crimes.

L’Ukraine devrait demander à la CPI d’enquêter sur les crimes de guerre disent Aage Borchgrevink du Comité Helsinki de Norvège et Simon Papuashvili du Partenariat international pour les Droits de l’Homme.(en anglais)

Quoi d’autre?

Un analyste considère la possibilité de voir le régime militaire du Myanmar amené à la CPI pour de prétendus crimes graves contre la population minoritaire Rohingya. (en anglais)

Pour dissuader les atrocités, la CPI nécessite plus de soutien diplomatique, de ressources financières et d’une assistance logistique du Conseil de sécurité des Nations unies écrit Marian Pareja Rodriguez sur OpenDemocracy. (en anglais)

L’Association Sud-Africaine des Avocats Musulmans a déposé une demande visant à l’arrestation du dirigeant égyptien Abdel Fattah El-Sisi au cours de sa participation au sommet de l’UA. (en anglais)

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