Pour la société civile, l’affaire Habré est une étape cruciale de la justice africaine

Les familles des victimes présumées d’Habré se sont battues durant plus de deux décennies pour qu’il soit traduit en justice. © 2005 ATPDH

Les familles des victimes présumées d’Habré se sont battues durant plus de deux décennies pour qu’il soit traduit en justice. © 2005 ATPDH

Plus de 20 ans après avoir été renversé, l’ancien président tchadien Hissène Habré sera bientôt jugé par un tribunal spécial, établi par le Sénégal et l’Union Africaine (UA).

Habré est accusé de crimes contre l’humanité, actes de torture et crimes de guerre, qui auraient été commis alors qu’il était président du Tchad.

La société civile a applaudi les charges retenues contre lui, et dans une lettre ouverte, 141 organisations des droits de l’homme à travers l’Afrique ont exprimé leur soutien aux efforts menés par le Sénégal et l’UA. 

Cela fait plus de deux décennies que les victimes et leurs familles réclament justice pour les crimes allégués du régime Habré. En 2012,  suite à une décision de la Cour internationale de Justice enjoignant le Sénégal de traduire l’ancien président tchadien en justice, le gouvernement sénégalais et l’UA ont créé les « Chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises » chargées de poursuivre Habré et les principaux responsables des crimes perpétrés au Tchad entre 1982 et 1990.

Yasmin Sooka, directrice de la Fondation pour les droits de l’Homme en Afrique du Sud :

« Les victimes de Hissène Habré  ont œuvré sans relâche pour que ce dernier soit traduit en justiceIl est crucial que le procès et la procédure soient exemplaires, afin d’envoyer le signal fort qu’il est possible de juger les responsables d’atrocités et de montrer que les victimes d’abus en Afrique peuvent être prises en compte ».

Les Chambres africaines extraordinaires cherchent actuellement à recruter deux juges dans le cadre de l’affaire Habré : un président de la Chambre de première instance et un président de la Chambre d’appel.

Des charges ont également été retenues au Tchad contre d’anciens dignitaires de l’administration Habré. La lettre ouverte appelle le gouvernement tchadien à garantir l’équité et la transparence de ces procès.

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